Le mardi c’est bibli #18: Celui qui va vers elle ne revient pas

Bonjour, bonjour!

Aujourd’hui, nous allons BEAUCOUP nous éloigner du ton habituel qu’ont les articles bibli du mardi et encore plus de ceux tournés vers la littérature de jeunesse. Aujourd’hui, pas de légèreté, pas de douceur, pas de rire. Je sais donc que cet article ne plaira peut être pas à tous, mais je sais que ce sujet peut en intéresser d’autres qui, comme moi, sont des touches à tout et sont curieux du monde qui nous entoure de toute part.

Aujourd’hui, je vous propose donc de vous parler du roman: Celui qui va vers elle ne revient pas de Shulem Deen

C’est une histoire vraie. Celle de Shulem Deen qui a été marié à 18 ans par une mariage arrangé avec une femme de sa communauté relieuge: les skvers qui est une communauté de juifs aux règles très strictes, une branche extrême des juifs hassidiques. Cette communauté vit tournée vers sa religion, reclue de la société qui l’entoure pourtant.

Ce père de 5 enfants, va petit à petit se poser des questions sur ce monde auquel il n’a pas accès,à douter. De sa communauté, de sa foi. Tant et si bien qu’il va être exclu de sa communauté pour hérésie.C’est d’ailleurs par la commission qui va l’exclure que commence le roman.

S’en suit alors le récit lourd et poignant sur sa vie chez les skvers jusqu’à ses 30 ans, son exclusion et sur son long processus d’émancipation.

Le thème m’a de suite attiré. Ces communautés, religieuses ou non, qui parviennent à se couper du monde actuel me posent question et il est assez rare d’avoir des témoignages réels. Car oui, on pourrait croire il s’agit d’une histoire ancienne, mais l’auteur, Shulem Deen, est né en 1974! Il est pour moi totalement impensable de vivre ainsi fermés au monde qui nous entoure, en 2017, pour des idéologies, et pourtant…. Cela se passe à une cinquantaine de kilomètres de New York!

Cependant, la plume de l’auteur n’est pas si facile d’accès et il est parfois difficile de la saisir. Cependant, une fois qu’on y a plongé, il est difficile d’en décrocher. Ce roman est comme je vous l’ai dit, poignant. On a envie de comprendre, de connaître les tenants et les aboutissants de ses doutes et de cette exclusion.

On y découvre des coutumes qui pour moi sont totalement inconnues. On y découvre aussi le regard d’un homme qui découvre le XXI ème siècle à 30 ans comme s’il avait été catapulté dans une autre époque.

Aujourd’hui,  Shelem Deen vit à New York où il vit de conférences et de sa plume. Mais loin de ses enfants. Il lutte pour montrer au monde que poser des questions, s’ouvrir au monde n’est pas un crime. C’est vouloir regarder la beauté du monde, s’ouvrir et grandir.

Cela rejoint mes idéaux donc.

Si au départ j’avais peur de tomber sur un livre trop intellectuel sur lequel j’aurai du mal à me concentrer, j’ai en réalité découvert un monde inconnu pour moi, intriguant, inquiétant aussi. Et j’ai découvert un homme plein de courage et qui montre à quel point il est important de faire grandir nos enfants avec en tête, l’importance de l’ouverture au monde.

2 Comments

  • Mélodie 24 mai 2017 at 19 h 28 min

    Ce livre a vraiment l’air intéressant

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  • Louise 28 mai 2017 at 20 h 32 min

    Tu piques ma curiosité je vais me pencher sur ce livre dès que possible

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