Et s’il suffisait de lui faire confiance?

Petit Chat aura 3 ans en Novembre. Le 3. Et dans moins d’un mois, c’est sa rentrée en petite section. Autant vous dire que ces dernières semaines, chaque jour passe comme une seconde et lui grandit à une vitesse folle! J’ai parfois du mal à suivre…

Depuis le 7 Juillet il passe l’essentiel de ses journées rien qu’avec moi et il est parfois difficile, pour la maman que je suis, de profiter à 100% de ces journées rien qu’avec mon bébé tout en mettant ce temps à profit pour lui faire encore gagner en autonomie, l’aider chaque jour à grandir un peu plus en n’étant qu’un support pour lui, lui ce petit garçon qui ne cesse de dire « moi suis un grand gaçon ».

Pour sa rentrée, je me mets la pression toute seule… Est-ce qu’il sera vraiment prêt? Est-ce que la propreté est suffisamment acquise? Est-ce qu’il va savoir trouver sa place dans le groupe classe? Va-t-il savoir attendre son tour pour parler? Va-t-il savoir prêter? Ne va-t-il pas trouver le temps long? Va-t-il être suffisamment stimulé?

Etre maitresse et d’autant plus dans l’école où il arrive n’efface pas les inquiétudes d’une maman à quelques semaines de la première rentrée de son premier enfant…

Et puis, au milieu de toutes ces préoccupations, Petit Chat avance, évolue, grandit et me surprend.

Pour la propreté par exemple. Depuis les vacances de Février, il n’a plus de couches la journée. Si le pipi semblait être assez vite réglé, le « popo » a été plus long, biiiien plus long…. Si long qu’en débutant les vacances d’été, monsieur préférait se retenir, se bloquer, et attendre la couche de la nuit. Et puis, il a suffit d’une soirée avec un copain plus grand que lui, déjà scolarisé et d’un dialogue entre petits bouchons pour que cela soit complètement réglé. Nos mots, lectures, encouragements auront été vains. Il a suffit de lui faire confiance, de ne pas le stresser et de le laisser pousser seul pour que cela se mette en place en quelques heures. Depuis ce soir-là, il ne lui reste que la couche la nuit (et il décidera quand il voudra l’enlever) et il n’y a plus (je touche du bois) d’accidents, pas même durant les siestes (qu’il fait parfois dans sa cabane).

Il suffisait en fait de lui faire confiance.

Pour le reste, il suffit de l’observer au quotidien pour savoir que la rentrée sera sans doute plus difficile pour nous parents, que pour lui. Il parle sans cesse de l’école, des copains qu’il va s’y faire, des jeux qu’il va faire avec eux, de la peinture, de la « patate lait » (pâte à modeler dans le texte), de sa maîtresse, de la cantine, de papa et maman qui viendront toujours toujours TOUJOURS le chercher le soir.

Il parle, je trouve, très bien pour son âge. Il se fait facilement comprendre par tous et est bien poli, il n’aura donc pas de difficultés à se faire entendre et à exprimer ses besoins. De plus, notre mode de fonctionnement principal est le dialogue et l’explication. Ainsi, à un peu plus de deux ans et demi, il sait très bien exprimer ses sentiments, dire ce qu’il ressent, décider de ses actes et expliquer ses choix.

Depuis tout petit, l’alimentation est difficile pour Petit Chat, petites quantités, spécificités des aliments…. Jusqu’à ce qu’encore une fois, je lâche prise totalement et lui fasse confiance. Depuis le début des vacances, je fais un repas pour nous trois, que j’adapte à son âge bien sûr, et point final. Et il mange, comme nous, sans conflit ET avec plaisir! Dingue non?

Nous profitons de l’été pour jouer avec des petits copains, de son âge ou presque et il ne rencontre jamais de problème pour prêter ses jouets (et les leurs) ^^). Nous insistons sur l’importance du partage et il nous raconte qu’à l’école, les jouets sont ceux de la maîtresse et qu’elle veut bien les prêter à tous les enfants de la classe.

Autant de preuves quotidiennes qui me montre que oui, l’école est une étape, mais que surtout et avant tout, en lui faisant confiance, tout se passera à merveille. Il continuera à pousser, à grandir, à évoluer et à nous surprendre.

J’ai peur, souvent, de ne pas lui apporter tout ce dont il a besoin, de ne pas le pousser suffisamment, ou trop, de ne pas être un bon tuteur. Mais il suffit de le regarder pour comprendre que quoi qu’il arrive, il sait déjà prendre le meilleur de ce qui l’entoure et qu’en lui faisant confiance, il poursuivra dans cette voie. Nous, parents, n’avons qu’à le guider, main dans la main. Le dialogue, le respect, les rires et l’amour étant les meilleurs des guides.

On ne tire pas sur une fleur pour la faire pousser. On l’arrose et on la regarde grandir…patiemment.

No Comments

Leave a Comment