Un jour tu raconteras cette histoire

Aujourd’hui, je viens te parler de ce roman qui fait battre ton coeur et qui t’empêche de le refermer avant la fin: Un jour tu raconteras cette histoire de Joyce Maynard qui paraît AUJOURD’HUI aux éditions Philippe Rey.

J’ai eu la chance de le recevoir durant l’été et il m’a accompagné pendant de beaux moments lors des siestes de Petit Chat essentiellement.

Lors de notre petit séjour en Bretagne au mois d’août, j’ai passé de long moment sur la plage, avec Joyce Magnard et son roman autobiographique et je l’ai refermé il y a quelques jours, les yeux rougis par l’émotion.

Dans cette autobiographie à la plume vraie et sensible, Joyce raconte comment, à 55 ans, après un divorce compliqué et quelques années de célibat, rythmées par des histoires courtes et sans rêve, elle rencontre Jim qui deviendra l’amour de sa vie. A la vie à la mort.

Et c’est peu de le dire

Forcément, la cinquantaine atteinte, cette histoire d’amour n’est pas fougueuse et irréfléchie. Au contraire, on se découvre, on prend le temps et on choisit. Jim et Joyce se sont choisis.

La première partie du livre est dédiée à cet amour naissant, qui se construit sur les blessures de la vie, en prenant soin de ne pas en créer d’autres. En effet, personne n’a envie de souffrir en amour, surtout si la vie a déjà fait son œuvre et laissé des traces.

Nous découvrons donc peu à peu l’histoire douce et tendre de Joyce et Jim, leurs folies, leurs voyages, les concerts, les joies du quotidien. Un bonheur simple et fort.Mais un jour, 3 ans après leur rencontre, la vie va encore abîmer ces peaux blessées. On découvre à Jim un cancer qui lui sera fatal.

A la vie à la mort je vous ai dit…

La suite du roman raconte donc le combat de Jim. Le combat du couple. Leur colère face à cette annonce, leurs espoirs de guérison, les soins, les chutes, la fatigue, mais surtout, surtout la force de l’amour qui les unit à travers cette tempête.

Chaque jour éteint un peu plus cette flamme qui brûle en eux, l’un pour l’autre. Chaque jour amenuise l’espoir qui brûle en eux. Chaque jour les rapproche de la fin inévitable de leur histoire.

Et puis, la fin. La perte. Le deuil.

Avec tout son cœur et sa sensibilité, Joyce Magnard nous confie cette tranche de vie qui est la sienne. Franche et joyeuse. Franche et douloureuse.

J’ai été bouleversée par ce roman. J’ai ri avec eux mais aussi et surtout pleuré. Ok, je suis une pleureuse, c’est connu. Mais là je pense que ces lignes vont en émouvoir plus d’un. Surtout ceux chez qui, comme moi, ce parcours du combattant fait écho, de plus ou moins prêt.

Je ne peux que vous recommander cet ouvrage, vous recommander de plonger dedans, sans filtres, et d’accompagner Jim et Joyce sur un bout de leur chemin.

Maintenant, j’ai hâte de découvrir les autres œuvres de cet auteur à la plume sensible.

Vous avez déjà lu Long week-end, les filles de l’ouragan, l’homme de la montagne ou les rrègles d’usage de cet auteur? Moi j’y file!

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