Vivre une grossesse TRES surveillée

Lorsque z’homm et moi avons pris la décision de nous lancer dans l’aventure de la parentalité, j’ai commencé par prendre rdv avec mon neurologue. Etrange non?

Pas tant que ça en fait. Avant toute chose, je voulais être rassurée. Je voulais être sûre que mon AVC n’était pas lié à un problème génétique ou quelque chose du genre; sûre que je ne risquais pas de le transmettre à mon futur bébé.

Une fois rassurée, nous voilà partis dans l’aventure! Et pour tout vous avouer, tout est allé très vite puisque je suis tombée enceinte presque aussitôt. Et c’est alors devenu une grossesse TRES surveillée.

Je ne parlerais pas de grossesse à risque car à aucun moment petit chat n’a été en danger. En revanche, je reste quelqu’un de médicalement fragile et sensible aux variations de tensions. Et vous n’êtes pas sans savoir que la tension pendant une grossesse…..Bah elle fait ce qu’elle veut!

Le risque était donc là: faire un autre AVC.

De ce fait, dès le début, le message de l’équipe médicale a été clair: on surveille, on est prudent, on fait attention. J’avais donc des rdv chez la gynéco tous les mois entre autres.

Du fait que j’ai toujours le caillot, j’ai également interdiction d’accoucher par voie basse. Une césarienne était donc prévue dès le départ 15 jours avant le terme (pour minimiser le risque que le travail se déclenche seul).

Alors comment je l’ai vécu?

Même si j’y étais préparée, puisque même avant le début de la grossesse, je savais qu’il en serait ainsi, je n’ai pas pu profiter à 100% de cette grossesse. J’étais presque tout le temps stressée, comme si une épée de Damoclès était au dessus de ma tête nuit et jour. J’ai d’ailleurs été malade presque toute ma grossesse et je pense que ce stress n’y est pas étranger.

On dit que la grossesse n’ai pas une maladie, pourtant, je l’ai un peu vécue comme ça, malgré moi.

Tout s’est bien passé au final et j’ai donné naissance à un merveilleux petit bonhomme de 3.080 kg (avec un mois d’avance) mais je regrette un peu de ne pas avoir profité sereinement des huit mois de grossesse qui auraient pu/dû être de plein bonheur.

J’espère que cette expérience m’aura permis de m’auto-prouver que tout peut bien se passer, que malgré tout mon corps est à mon écoute et sait se gérer et qu’il est capable de vivre pleinement une grossesse.

J’espère donc que si un jour, j’ai la chance de vivre une seconde grossesse, je saurai me rappeler de cette première et d’en tirer une expérience positive pour, cette fois-ci, la vivre sereinement.

2 Comments

  • Mélodie 3 mars 2017 at 11 h 41 min

    J’espère que tu auras l’occasion de vivre une grossesse plus sereine. Pour ma part ça a été la meilleure période de ma vie

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    • migakalou 3 mars 2017 at 13 h 07 min

      Je l’espère de tout coeur aussi, j’ai envie de croire que c’est possible. Merci pour ton souhait.

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